Prenez une FaFa avec ses rêveries, ses blablas et ses coups de griffes
Ajoutez un pays plein de gourmandises, de livres et de bêtises en tout genre
Vous obtiendrez une bonne lecture de ce petit blog...
Hier, direction le Caméo pour aller voir le film de Philippe Claudel "Il y a longtemps que je
t'aime". Alors Philippe Claudel, c'est l'écrivain lorrain, le prof de lettres célèbre de la fac de lettres de Nancy, le régional de l'étape, bref un produit du terroire, pur jus lorrain. Alors
forcément, on va voir ce qu'il sait faire en matière de cinéma.
Il a déjà écrit quelques succès littéraires, comme "Les Ames Grises", "La Petite Fille de Monsieur Linh" et dernièrement "Le Rapport de Brodeck". Eh bien, ce cher monsieur écrit également des
scénarios pour la télé et se frotte au cinéma.
Bref, trève de biographie, je passe à ce que je voulais dire. Donc je suis allée au cinéma. Ca faisait déjà un petit moment que je n'y avais pas mis les pieds. J'aime bien y aller mais le problème
c'est que je n'aime pas regarder des films... Il faut vraiment que ça me dise, et que le film m'attire. Je ne peux pas aller au cinéma pour faire plaisir par exemple parce que là c'est clair, je
m'endors !
Là, c'était volontaire, donc ça s'est bien passé. Le film était conforme à l'univers de Claudel. J'ai vraiment retrouvé l'atmosphère de ses livres. Il filme les silences, les regards de façon à ce
que l'on comprenne ce que les personnages veulent se dire. Les dialogues sont mesurés, il n'y en a pas trop, juste ce qu'il faut. Chez lui, se taire c'est aussi dire quelque chose, voire plus de
choses que si on parlait. (J'me comprends)
Puis la fin du film. Le générique retentit avec une reprise de "Quand reviendras-tu" de Barbara par Jean-Louis Aubert. Là, on s'appuie dans son fauteuil et on laisse l'histoire décanter. On se
remémore les moments forts, on digère l'histoire. Ca dure une minute tout au plus mais je trouve ce moment important. C'est comme une petite reprise de souffle. On quitte le film pour le dehors, la
réalité.
Et là, hier, quelqu'un m'a gâché ce moment. Mes yeux étaient encore rivés sur l'écran, la chanson de Barbara m'emplissait les oreilles. Et un monsieur un peu plus devant moi, s'est levé et
m'a gâché la vue ! Comment peut-on se lever directement dès que le film est fini ?
Je n'arrive pas à comprendre. Que le film nous ait plu ou pas, je pense qu'il faut reprendre son souffle avant de se lever, et de quitter la salle. Et là j'ai pris ça comme une injustice... Je ne
sais pas pourquoi mais j'ai pris ça pour de l'idiotie.
Qu'en pensez-vous ? vous lecteurs, qui allez au cinéma?
...Demain est un autre jour...
...La semaine prochaine est un autre film...
Vos Bafouilles